03 Jui 2013

Le gidien Jean-Claude Perrier, dont nous avions déjà parlé lors de la parution en 2011 de son livre : André Gide ou la tentation nomade, est de nouveau à l’honneur avec son nouvel opus : Le Voyageur de papier, paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson en août 2012, et dont nous proposons ici un petit aperçu.

Dans le préambule, l’auteur parle de sa famille, de son entourage et du livre qui incarne un refuge pour lui. Jean-Claude Perrier se dévoile comme un voyageur de papier, sans être pour autant l’unique voyageur de ce type. Et la liberté de l’article (indéfini en préambule et défini en titre) laisse une autre liberté au lecteur : partager l’image de celui qui se plaît à errer librement tantôt au cœur des livres, tantôt dans différents pays.
Étant donné l’extrême richesse de ce livre, s’agissant tant des référents culturels que visuels, nous avons choisi de ne proposer qu’une brève présentation de chacun des dix chapitres.

Chapitre 1 : Partant de la poésie, Perrier souligne l’importance des rencontres (Gide et Barrès, puis Mandiargues). On suit ici les pérégrinations de l’auteur, et Gide n’apparaît qu’en fond de toile, tel un fantôme.

Chapitre 2 : L’envol à 19 ans, les études, et toujours les rencontres, les amitiés : la même  admiration pour Mandiargues, puis la place de Michaux et celle de Jean-Marie Rouart. Jean-Claude Perrier revient alors sur son travail journalistique, et plus spécifiquement ses cinq ans au Quotidien de Paris, puis au Figaro jusqu’en 2010.

Chapitre 3 : Toujours avec un titre évoquant le narrateur, Perrier évoque de Gaulle et Mitterrand, puis Malraux et ses écrits sur l’art, avant de parler du livre coédité par l’Ambassade de France en Inde et les Éditions Gallimard : André Malraux et la tentation de l’Inde, paru en 2004.
Chapitre 4 : Après un retour sur ses années de journalisme, Perrier parle des amitiés, et de ses découvertes, avec entre autres la bouleversante rencontre avec Michèle Morgan, qui fera naître admiration et sublimation.

Chapitre 5 : Avec une égale continuité, Perrier développe les notions liées au politique et à la politique, puis explique ses liens avec Yves Navarre, et Sébastien Japrisot. Plus étonnant peut-être, l’auteur parle de la dualité Gainsbourg / Gainsbarre, avant de revenir à la question de l’amitié et de Manset.

Chapitre 6 : Ce chapitre est sans conteste le plus poignant, puisqu’il est celui dans lequel le lecteur saisit toute la portée de l’affection, de la passion de Jean-Claude Perrier pour l’Inde. Dans Mother India, l’auteur parle de son premier voyage en terre indienne à l’été 1981, à New Delhi. On y découvre le voyageur et ses peurs, mais avec toujours en filigrane cet amour pour l’Inde. D’autres voyages en 1990, 1999 et 2002 ont jalonné la vie de Perrier, avec le dernier mentionné en 2009. L’auteur conclut ce chapitre sur son ardent désir de retourner en Inde.

voyageur papier

Chapitre 7 : Nous sommes à l’automne 1983, et la poésie prend toute sa place dans la vie de l’auteur qui rédige alors son premier roman.

Chapitre 8 : Jean-Claude Perrier est un bibliophile avéré, dont la vie se fait de papiers lus et écrits, et toujours de rencontres, comme celle avec Duras. L’auteur revient alors sur un problème avec l’éditeur, avant de replonger en Inde et d’aborder la culture musicale.

Chapitre 9 : Voici le deuxième chapitre qui retiendra plus particulièrement notre attention, puisqu’il s’agit en effet du chapitre sur Gide, intitulé « Où le narrateur retrouve André Gide, son premier gourou, sur un quai de gare suisse ». Gide, un « gourou » ? Une appellation surprenante, mais qui s’explique assez rapidement, car Gide était pour lui « un écrivain qui [lui] a tant apporté ». La rencontre avec Catherine Gide apparaît comme magique, et le message de cette dernière comme rien de moins qu’une « divine surprise » pour Perrier. Nous suivons ainsi l’auteur découvrant Le Ramier, puis évoquant les liens Gide-Malraux, avant la réalisation de ses fabuleux Entretiens avec Catherine Gide, puis de son ouvrage : André Gide ou La Tentation nomade, et enfin des traductions inédites de Kabîr auxquelles nous consacrerons un post très prochainement.

Chapitre 10 : Le dernier chapitre est consacré à un autre auteur clef du vingtième siècle : Saint-Exupéry. C’est dans le cadre du 60e anniversaire de sa mort que Jean-Claude Perrier rédige « une partie » d’un hors-série Saint-Exupéry dont il a eu l’initiative à l’été 2004, alors qu’il travaillait au Figaro.

En guise de conclusion, Jean-Claude Perrier parle de son « petit cabinet de curiosités », et laisse comprendre très clairement au lecteur que la passion du livre peut se conjuguer avec celle des voyages, des rencontres et des amitiés... en bref, de tout ce qui fait l’essence de la vie.


Justine Legrand



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