06 Fév 2017

Le 23 février prochain, les rayons de nos libraires accueilleront la biographie de Maria Van Rysselberghe par Jacques Roussillat. Nous vous invitons à lire l’histoire de cette grande « petite dame », et à découvrir ci-dessous ce que nous en dit l’auteur de sa biographie : 

En 1977 parut le dernier volume des Cahiers de la Petite Dame, longue et minutieuse chronique entièrement consacrée à la vie d’André Gide. L’ouvrage fut, on s’en doute, très remarqué, mais on ne prêta guère attention à cette « petite dame ». On connaissait son nom, Maria Van Rysselberghe, on savait qu’elle était d’origine belge, mais rares furent ceux qui allèrent plus avant. Il faut bien admettre qu’en se rangeant dans l’orbite d’André Gide, elle avait pris le risque de connaître le sort des contemporains de Mozart ou des collaborateurs de Louis Pasteur, c’est-à-dire la relégation. Et c’est ce qu’il advint. Encore aujourd’hui on continue de préférer son surnom à son patronyme et dans les études gidiennes elle n’est citée qu’à propos de l’auteur des Caves du Vatican. Elle sert d’annuaire, d’index, de répertoire.

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 Marie Monnom, devenue Marie Van Rysselberghe par son mariage avec le peintre Théophile Van Rysselberghe, a d’abord été une femme rayonnante qui dès ses vingt ans a ouvert les bras à la vie. De nature passionnée, sensible, attirée par les arts, d’une grande exigence intellectuelle, elle parviendra à inscrire sa démarche dans la durée. Des hommes comme le peintre Edmond Cross, Émile Verhaeren, Roger Martin du Gard, Jean Schlumberger, l’homme de théâtre Jacques Copeau ont apprécié ses qualités et ses mérites, mais ce fut presque toujours en faisant référence à Gide. Seul Malraux, comme il le fera plus tard avec Louise de Vilmorin, lui attribuera dans sa préface des Cahiers le statut d’auteur à part entière.

Durant sa longue vie elle saura s’adapter, se faire accepter, se rendre indispensable, tout cela en se jouant des embûches, transformant l’obstacle en appui. Elle rencontrera la jalousie, l’opprobre et n’hésitera pas à faire souffrir pour être elle-même et pour aider les autres à être eux-mêmes. On la présente comme une amie, une confidente, ne faut-il pas plutôt la voir comme une amazone, vive, sentimentale, mais aussi tenace, audacieuse ?

En retraçant le fil de ses jours, dont quatre décennies furent vouées exclusivement à Gide, on révèle le portrait d’une femme qui fut fort en avance sur son époque. Bien des chapitres de sa vie font débat en ce début du XXIe siècle.

Maria Van Rysselberghe, la Petite Dame d'André Gide
Éditions Pierre-Guillaume de Roux, Paris
ISBN 2-36371-180-9
264 p.
24,50 €
Parution le 23 février 2017.

>> Maria Van Rysselberghe dans les Archives de la fondation Catherine Gide

MVR Loup

Maria Van Rysselberghe et Aline Mayrisch en 1904.


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